→ En traitant le soubassement, le but est d'évacuer le radon avant qu'il ne pénètre dans les pièces habitées d'un bâtiment, en complétant avec des solutions d'étanchement. 

1. Dans un premier temps, une ventilation naturelle peut du soubassement peut être réalisée en créant des ouvertures orientées préférentiellement vers les vents dominants. Cette technique est cependant fortement dépendante des conditions climatiques. 

2. Pour augmenter l'efficacité de la ventilation naturelle et palier aux dépendances des conditions climatiques, il est possible de mécaniser l'extraction. Afin d'éviter la présence de zone non ventilée et bénéficier d'un balayage optimal de tout le volume du soubassement, les principes suivants doivent être appliqués : 

  • un décloisonnement des pièces devra être réalisé (détalonnage ou grille de transfert au niveau des portes, ouvertures dans les murs de refend...),
  • bien répartir les ouvertures de manière uniforme et obturer celles qui sont proches de l'extraction pour ne pas court-circuiter la circulation de l'air. 

Un débit d'air extrait estimé entre 1 et 2 m3/h par mètre carré de surface au sol devrait rendre plus efficace le balayage de l'air dans le vide sanitaire. On pourra envisager d'augmenter le niveau d'extraction si la solution s'avère intéressante mais d'efficacité insuffisante.

3. Le système de dépressurisation des sols (SDS) a pour but de créer un champ de dépression dans le soubassement plus important que dans la partie occupée du bâtiment. Ce champ de dépression associé à un extracteur permet soit d'inverser le transport convectif et/ou de siphonner le radon sous le bâtiment avant qu'il ne pénètre dans le bâtiment.

Dans le cas d'un bâtiment sur terre-plein, il est nécessaire de creuser sous le dallage afin de mettre en place une couche de gravier de 20 cm d'épaisseur sous le dallage (hérisson). Les granulats du hérisson doivent avoir une granulométrie comprise entre 40 et 100 mm et contenant très peu de fine afin de présenter les caractéristiques de sol très perméable. Un réseau d'aspiration est ensuite réalisé à partir d'un ou plusieurs points d'apiration situé dans le hérisson. Ce réseau est ensuite connecté à une bouche de rejet réalisée en toiture dont la mise en oeuvre doit respecter la présence des vents dominants, et la proximité de prise d'air ou ouvrants. Le plancher en sous-face du soubassement devra être étanchéifié par une membrane anti-radon. Un ventilateur d'extraction positionné en toiture aura une puissance entre 30 et 100 W.

4. Aspiration par drainage des drains périphériques d'assainissement. Dans le cas d'un bâtiment construit sur un terrain fortement perméable et équipé d'un drain périphérique d'assainissement, il est possible de connecter au niveau de l'exutoire du réseau d'assainissement un système d'extraction motorisée. La mise en dépression du réseau peut permettre de collecter une partie du radon du sous-sol. 

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